Les rapports sociaux de sexe la nuit

Les violences homophobes dans les espaces publics, qu’il s’agisse d’agressions physiques ou verbales, se produisent le plus souvent dans la rue (47% des cas recensés cette année par SOS homophobie). Concernant les violences faites aux femmes, la majorité d’entre elles ont lieu la journée, ou tôt le matin (67,2%) et majoritairement dans des espaces fréquentés et non isolés (64,8%), d’après l’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF, 2000).

Paradoxalement, c’est la nuit qui concentre les angoisses et les peurs de nombreuses femmes et personnes non-conformes aux normes de genre : peurs de rentrer seul-e-ss le soir, stratégies d’évitement de certaines rues, adaptations de la tenue vestimentaire selon le contexte et appréhensions…

Cet axe de recherche portant sur les usages sociaux de la nuit souhaite prendre pour objet la manière dont les violences sexistes et homophobes s’inscrivent dans l’espace de la rue la nuit, et plus généralement dans les espaces publics : comment la mobilité nocturne est-elle travaillée par ces rapports sociaux de sexe et de sexualité ?

 

En ce moment et jusqu’au 14 février, l’exposition « Take back the night ! », en janvier à l’Espace Culturel de Lille 1

ACTUALITES_takebackthenight-expolille1