Le débat vu par les chercheurs

Trois chercheurs, trois situations, trois fonctions. Un écrit à six mains qui nous en apprend un peu plus sur la rencontre entre le monde de la recherche et celui des associations. Qu’ils deviennent animateurs, ou se fassent observateurs, voici des récits qui offrent à voir ce que permet (ou ce que ne permet pas) la position du chercheur dans un débat public agité. Bonne lecture !

 

Le débat vu de la scène

En tant qu’animateur-modérateur d’un débat aussi animé, je ne suis paradoxalement pas le mieux placé pour en offrir un compte-rendu précis et rigoureux. Outre les difficultés à voir précisément ce qui se tramait dans le public en raison du projecteur braqué sur nous, je me suis principalement attaché à respecter le canevas défini avec les organisateurs et les intervenants, surveiller le chronomètre, distribuer la parole de la façon la plus équilibrée possible, m’assurer que les échanges ne tourneraient pas à l’invective,

bref jouer un rôle de garde-chiourme inédit pour moi et assez éloigné de la position du chercheur principalement occupé à observer une scène à laquelle il ne participe que par sa seule présence.

De fait, le statut d’animateur pouvait s’avérer relativement inconfortable : membre d’un collectif de recherche chargé d’analyser les « politiques de la nuit », je me retrouvais face au risque d’être accusé de partialité par des participants qui s’avèrent, tous, de potentiels informateurs. La neutralité inhérente au travail d’enquête se conjugue mal avec un rôle de distributeur des prises de parole sur un sujet aussi électrique.

En effet, nous avons eu la confirmation, à travers ce débat, que la régulation de « ce qui se joue la nuit » constitue bien un enjeu saillant. En témoignent de nombreux éléments : l’ampleur et la relative diversité du public, le nombre de personnes souhaitant intervenir ou témoigner, la présence d’au moins deux candidats aux élections municipales (Jacques Mutez de la liste « Radicalement lillois » et Joseph Demeulemeester de la liste « Front de gauche), la vigueur de certains échanges. Après les tours de table au cours desquels les invités ont pu présenter ce qui constituait, à leurs yeux, des « lieux de diffusion culturelle » 1, les premières prises de parole du public ont mis à jour deux ensembles de revendications autour desquelles s’est cristallisé le débat :

  • les difficultés rencontrées par certains établissements lillois (en l’occurrence le Restau Soleil et l’Imposture) pour pouvoir assurer la programmation de concerts et, plus généralement, garantir la viabilité de leur activité ;
  • les nuisances, notamment sonores, vécues par les « riverains » et imputées aux établissements de nuit.

Cette catégorie de « riverains » est bien évidemment problématique puisqu’elle supposerait que le public des bars, salles de concert ou discothèques constituerait des « étrangers » au quartier et que seules les personnes désireuses de profiter, chez elles, du calme de la nuit mériteraient d’être qualifiées de la sorte.

Toujours est-il que les interventions répétées du responsable de l’association « Sauvons les trottoirs » ont contribué à polariser le débat autour d’un clivage, bien sûr artificiel, qui opposerait, d’un côté, les acteurs de la vie nocturne (qui rassembleraient patrons d’établissements, musiciens, clients et noctambules alcoolisés) et, de l’autre, les habitants, victimes du bruit. La vigueur des réactions suscitées par ses nombreuses et souvent provocantes interventions montre à quel point une telle confrontation peut s’avérer politiquement significative, puisqu’elle renverrait, de façon schématique, à une opposition entre ordre et liberté, entre droit au repos et droit à la fête, ou encore entre le monde du jour (soucieux d’être productif) et celui de la nuit (soucieux de se divertir).

Dès lors, bien qu’absents des débats, les pouvoirs publics (de la municipalité à la police) se sont avérés omniprésents dans la discussion, chaque « camp » évoquant son insatisfaction de la situation présente et ses attentes de nouveaux arbitrages entre ces intérêts divergents : réprimer davantage les nuisances pour permettre la tranquillité, assouplir la réglementation qui pèse sur les établissements pour permettre aux artistes de se produire dans de meilleures conditions et aux bars d’assurer leur mission d’« animation sociale » (la formule est empruntée au patron de l’Imposture, café-concert du quartier de Moulins).

Mais s’arrêter à une présentation aussi manichéenne tendrait à avaliser la perspective défendue par le représentant de l’association « Sauvons les trottoirs ». Car l’opposition qu’il s’est efforcé de construire, et auquel certains intervenants ont été contraints de souscrire pour lui répondre, masque d’autres clivages qui ont pu émerger au cours des débats.

La liste suivante de ces tensions, latentes ou effectives, ne prétend pas à l’exhaustivité mais elle montre à quel point la question de la régulation des activités culturelles qui se jouent la nuit ne se réduit pas à un affrontement binaire :

  • De nombreux clivages existent entre les responsables d’établissements ouverts la nuit, selon leurs spécialités (bars vs. salles de concert), leur modèle économique (entreprises privées vs. espaces subventionnés), leurs conceptions du métier (espace à vocation commerciale vs. espace d’« animation sociale »), leurs représentations de la culture musicale légitime (selon la notoriété des artistes et leurs styles respectifs), leur clientèle privilégiée, leurs quartiers (Masséna-Solférino, Vieux-Lille, Wazemmes, Moulins, etc. qui ne relèvent pas de la même réglementation municipale), leur présence ou non dans les organisations « représentatives » (syndicats, associations professionnelles) ou dans les instances chargées de participer à la régulation de la vie nocturne (commission de la vie nocturne, groupes préparatoires aux États généraux de la nuit, etc.). Le groupe des patrons de bars, à la fois concurrents et porteurs d’intérêts communs, n’est ainsi pas spontanément porté à entretenir des réflexes de solidarité lorsque l’un d’entre eux est victime de sanctions administratives : la tentation est souvent forte de se démarquer de ceux perçus comme des « brebis galeuses », qui ne savent pas « tenir » la clientèle, gérer leur alcoolisation, respecter la réglementation (sur le bruit ou horaires d’ouverture par exemple) et ainsi prévenir les désagréments rencontrées par le voisinage.
  • Si la question n’a pu être qu’esquissée par manque de temps, un clivage aurait pu émerger entre responsables d’établissements, programmateurs de concert et artistes, autour de la répartition des coûts et des bénéfices, du choix de programmation, de la rémunération des musiciens, etc.
  • Il ne faudrait pas non plus perdre de vue le clivage entre « professionnels de la vie nocturne » et usagers de la nuit, les responsables d’établissement tendant par exemple à faire porter la responsabilité des nuisances sur les particuliers, à travers leur consommation excessive d’alcool dans les bars ou dans la rue, ou encore les fêtes qu’ils peuvent organiser chez eux.
  • Enfin, et pour ne pas lasser, il convient d’évoquer les clivages au sein même de ces populations que sont, d’un côté, les clientèles d’établissements (selon des critères économiques, socioculturels ou générationnels – les amateurs de concert ne se sentant pas concernés par l’évocation des nuisances suscitées par les franges les plus alcoolisées des usagers de la nuit) et, de l’autre, les « riverains ». De ce point de vue, l’intervention du responsable de l’Association anti-bruit de voisinage a permis de montrer que les représentants des « victimes » du bruit ne portaient pas nécessairement les même approches des nuisances, ni les mêmes revendications.

Ce dernier point permet de rappeler à quel point ce qui se joue dans de tels débats publics n’est pas tant une opposition autour d’un problème clairement défini face auquel chacun apporterait sa contribution. Qu’ils figurent sur scène ou dans le public, les participants qui prennent la parole pour témoigner, s’indigner ou exprimer leurs propositions s’efforcent en effet aussi et peut-être surtout de déplacer la discussion autour de ce qu’ils considèrent comme les enjeux prioritaires (le bruit, le droit de se produire sur scène, l’excès de réglementation pesant sur les professionnels de la culture ou sur les établissements de nuit, etc.), et ce faisant de construire les intérêts et les collectifs en présence (« riverains » vs. noctambules, patrons de bar vs. pouvoirs publics, artistes vs. salles de concert, etc.), de mobiliser des principes généraux pour justifier leur point de vue (la défense du « vivre ensemble », la promotion de la « culture », le droit à la tranquillité) et de se poser en représentants légitimes des groupes concernés par de telles problématiques.

Si de tels débats s’apparentent souvent à une succession de monologues plus qu’à une véritable délibération collective aux termes de laquelle émergerait des solutions, c’est bien parce que les participants ne sont pas confrontés aux mêmes difficultés, ne disposent pas des mêmes ressources pour monter en généralité au-delà de la singularité de leurs cas et, surtout, ne partagent pas au préalable la même définition de la situation.

Définir la situation, c’est bien parvenir à « cadrer » le débat, à en déterminer la problématique saillante, à susciter l’implication du public, bref à le politiser : quel est le problème ? Qui sont les victimes ? Qui sont les responsables ? Et que doivent faire les pouvoirs publics ?

Or qui peut ainsi se prévaloir de statut de porte-parole des « victimes du bruit », cette « majorité silencieuse » qui porte ici bien son nom ?

Dès lors qu’un tel groupe rassemble des individus hétérogènes, dispersés, peu disposés à se définir prioritairement en tant que tels, à se mobiliser collectivement autour d’une telle cause, et donc à participer à de tels débats publics, il n’est pas étonnant que leurs intérêts soient défendus par des personnalités rompues aux joutes oratoires, qui ont érigé ce combat en lutte prioritaire et qui, en raison de leur infériorité numérique, s’autorisent à parler au nom de tous ceux qui ne sont pas là. Les enjeux de la nuit constituent bien, de ce point de vue, des enjeux politiques. Sur ce point, les candidats aux municipales présents lors du débat ne s’y sont pas trompés.

Nicolas Kaciaf, chercheur en science politique au CERAPS

 

 

Le débat sous trois angles

En tant que simple spectateur du débat, j’ai pris successivement trois places dans la salle pour satisfaire ma curiosité de chercheur observant pour la première fois un « public » venu participer à une manifestation sur ce « qui se joue la nuit ».

Plus d’une demi-heure avant le débat, tout commence par les entrées des spectateurs. Alors que les intervenants ne sont pas encore tous là, arrive un des personnages appelés à prendre souvent la parole : à cet instant, inconnu à mes yeux, il ne cadre pas avec les marqueurs portés par les personnes que j’attendais. L’âge, la parole haute et intelligible quand il s’adresse à l’accueil, la gestuelle montrent le savoir-faire d’un « imposant ». L’homme ne s’installe pas tout de suite, la personne qui l’accompagne si. À droite de la salle, dans les rangs du milieu. Une bonne place pour voir, entendre et pouvoir partir au cas où. Ces personnages prennent le temps d’observer et d’être vus. Cela ne va pas durer. Les intervenants déjà arrivent et préparent leur débat. Un journaliste s’impose pour poser ses questions. Les organisateurs s’agitent pour apporter qui la bière, qui le câble qui manque pour raccorder l’écran à l’ordinateur, qui le pied d’une caméra. C’est bien sûr là que tout commence à s’accélérer : le nombre de spectateurs, le volume de paroles, les places qui sont occupées, à commencer – c’est classique – par les derniers rangs.

Une fois le débat lancé, j’ai choisi de rester à gauche de la scène, à côté du bar. Le public y est « jeune », attentif, calme.

À peine passé le premier quart d’heures que le flux d’entrées des retardataires s’arrête pour s’inverser : des spectateurs vont suivre le débat en pratiquant l’alternance dehors / dedans. Pause cigarettes peut-être. Discussion et rencontres de relations certainement également.

Voyant qu’il y a autant à entendre dans la salle qu’en dehors, je tente une deuxième position, au milieu du flux d’entrée et de sortie, dans l’axe de la salle, derrière une caméra qui filme.

Difficile de saisir ce qui se dit vraiment en dehors mais tout n’est pas en lien avec la soirée. En revanche, le flux montre qu’il y a plus d’hétérogénéité dans le public que ce que permet d’observer une position statique.

Bouger permettant de ne pas être trop repéré en train d’observer et non d’écouter, cela me permet de repérer des personnes qui font une rapide incursion dans la salle. Eux aussi dénotent par rapport aux jeunes côtoyés à côté du bar.

L’hexis corporelle2 indique plus un personnel administratif qu’un défenseur de la culture dans les bars. Des dossiers à la main, une chemise sans cravate. Il y a même un participant des états généraux que sa casquette dissimule un peu. À gauche de la salle, on est venu pour écouter. En arrière salle, on est plus venu pour voir.

Après les premiers échanges entre la scène et la salle, je pars à droite de la salle pour voir ce qui se passe dans ce périmètre où se côtoient des responsables de bars et le représentant de « Sauvons les trottoirs ». Des débats dans le débat ont lieu alors que la salle commence à réagir aux propos sur l’excès de bruit. La « gauche » qui était attentive devient bruyante quand l’autre représentant de l’association Antibruit prend la parole en se mettant subtilement dans le camp des noctambules (« je fais aussi du bruit parce que je suis aussi musicien » précise-t-il).

À partir de là, le public a apparemment saisi qui est pour et qui est contre : il réagit assez systématiquement aux propos des uns et des autres quitte parfois à faire taire des patrons de bars un peu long dans leur récit.

Dans l’ensemble, ceux qui ont pris place dans la salle ont également pris une position sur le sujet : la majorité soutient ceux qui parlent des activités nocturnes. Elle indique son hostilité lorsque sont évoquées les nuisances et la réglementation. Elle ne bronche pas lorsque la vidéo annoncée ne démarre pas. La minorité, si elle est présente en dehors des deux responsables d’association des riverains, ne parle pas, ne montre rien.

« Ce qui se joue » ce soir-là est étrange pour un chercheur qui a participé aux observations des ateliers des états généraux de la nuit. Les problèmes énoncés sont connus mais ceux qui les énoncent ne le sont pas. Ces découvertes ne concernent pas des anonymes ou des personnes n’occupant pas de position dans le champ du pouvoir local : un adjoint au maire candidat aux municipales et des patrons de bars concernés au premier chef par la réglementation.

Ce débat délivre donc sa leçon de sociologie : à nouvel espace, nouvelle distribution des places.

Combien peut-il y avoir de découvertes de ce type sur le même enjeu ? C’est un des mystères qui doit être réfléchi pour arriver un jour à conclure que « nous », les chercheurs, nous avons fait le tour de la question.

Guillaume Courty, chercheur en science politique au CERAPS

 

 

Un observateur du « dehors »

Dans tout débat, il y a ce que l’on pourrait appeler le in et le off.

Le in serait en quelque sorte la face visible du débat : la table des participants, où siègent ceux qui ont été choisis pour représenter la diversité des positions sur les sujets de discussion préalablement définis par les organisateurs ; la salle où le public siège assis et debout, ce sont ceux pour qui la nuit a une quelconque espèce d’intérêt. Au-delà des personnes visibles dans l’espace physique du débat, le in serait également l’ensemble des prises de paroles, des prises de position visibles et audibles par l’ensemble du public. Ce sont donc à la fois des personnes, des attitudes et des discours qui constituent la face émergée d’un débat. Mais il y a également le off. Il serait tout ce qui n’est ni visible ni accessible pour celui ou celle qui se maintiendrait dans l’espace physique du débat et serait avant tout intéressé-e par le débat lui-même.

C’est ce que j’ai de fait observé. C’est ce à quoi s’attache le chercheur : ne pas regarder là où tout le monde regarde.

Pourquoi est-ce intéressant d’observer ce « hors les murs » du débat ? Tout simplement parce que ne se jouent pas ici des enjeux de représentation, on ne s’exprime pas face à un public. De fait, les interactions sont plus relâchées, moins cadrées par ce qu’on attendrait d’un intervenant dans un débat. Il s’agit tout simplement d’interactions plus quotidiennement vécues et beaucoup moins violentes qu’une prise de parole en public.

C’est là que se jouent des rencontres entre des collectifs et des individus. C’est en fumant une cigarette que je rencontre les « gars » de l’association Gémal, nouvellement créée et qui intéresse notre enquête. C’est en discutant avec eux que d’autres viennent se greffer à la discussion et découvre cette nouvelle association de défense des cafés-concert.

C’est également là que s’échangent les petits mots qui jugent le débat. L’un s’enthousiasme de la présence d’élus – « c’est que c’est important comme sujet », un autre critique les prises de positions du représentant de Sauvons les trottoirs.

Cette séparation entre le in et le off est également « utilisée » par les acteurs. Un patron de bar vers la fin du débat est sorti de la salle de façon très théâtrale pour finalement rester dehors à fumer quelques cigarettes avec d’autres.

Sortir de l’espace du débat tout en restant physiquement près du lieu où il se déroule est une manière pour lui de signifier son désaccord, de montrer que le dialogue n’est plus possible sans qu’aucun argument ne puisse lui être opposé.

Le décor d’un débat, sa scénographie, la séparation entre ce qui est dedans et dehors importe pour comprendre ce qui se joue dans un débat public. Ils ne sont pas seulement des « élément de décor » mais des appuis dont peuvent se servir les participants.

Un autre versant du off est également l’apéro à l’issue du débat au bar le Pol’Art.Ce qui a quelque peu surpris notre équipe c’est la façon dont des acteurs que l’on pensait a priori concurrents se sont retrouvés ensemble pour « boire un coup ».

C’est notamment le cas du représentant de « Sauvons les trottoirs » qui s’est joint à la cinquantaine de personnes qui ont continué quelques heures encore la discussion. Ces débats-là se sont poursuivis de manière souvent plus passionnelle que lors du « in ». Mais c’est surement le off du off qui a été le plus surprenant pour nous chercheurs lorsque nous sommes partis – sans que cela soit prévu initialement – finir la soirée au Resto Soleil suivi par le représentant de l’Association anti-bruit de voisinage. Ce court moment de la soirée interroge. Que vient faire là un individu qui mobilise et agit contre les nuisances sonores produites par les bars ? La trajectoire de cet acteur de la politique de la vie nocturne permet certainement de comprendre comment il peut à la fois « tenir son rôle » de représentant des victimes du bruit tout en trouvant sa place dans un lieu qu’il est amené à critiquer par ailleurs. Somme toute, comme d’autres représentants, il montre là sa capacité à « être pluriel ».

En définitive, observer les à-côtés du débat est une question centrale pour faire une sociologie de ce type de dispositif. Tenter de comprendre les effets d’un débat public (sur les politiques publiques, sur les groupes d’intérêts qui s’y intéressent) impose en effet de ne pas prendre en compte uniquement la face éclairée du débat mais également ce qui se joue dans l’ombre de ses coulisses.

Julien O’Miel, chercheur en science politique au CERAPS

 

1. Sur scène, se trouvaient (dans l’ordre de leurs premières interventions) Thomas Alam, maître de conférences en science politique à l’Université Lille 2, David Milbeo, coordinateur national du réseau Culture « Bar-Bars », Amandine Bretones, présidente Nord Pas-de-Calais du réseau Culture Bar-Bars et gérante du Peek-a-Boo, Pierre Walfisz, programmateur à l’Aéronef, et Aurélien Delbecq, coordinateur de l’association Dynamo.
2. Ce sont les manières, différenciées selon le groupe d’appartenance,« de tenir son corps et de le présenter » : les vêtements, les attitudes, les manières, la gestuelle…